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Fonds Charcot 2013 : 205.000 € pour la recherche fondamentale en sclérose en plaques

La remise officielle des subsides du Fonds Charcot a eu lieu le vendredi 18 janvier à la Fondation Universitaire à Bruxelles.

En 2013 la Fondation Charcot subsidie quatre projets de recherche dont le financement représente un montant de 167.000 €.
Cette année, la Ligue Nationale Belge de la Sclérose en Plaques met à disposition du Fonds Charcot un subside qui permet de financer un cinquième projet pour un montant de 38.000 €.

Les lauréats du Fonds Charcot 2013

Subsides remis par la Fondation Charcot :

  • Dr Rachelle Franzen - Université de Liège / GIGA-Neurosciences - 40.000 €/2 ans

Le projet :  La Sclérose en plaques et ses mécanismes moléculaires.
Les mécanismes moléculaires régulant la différenciation des précurseurs des cellules myélinisantes du système nerveux central en oligodendrocytes constituent une voie de recherche importante dans la compréhension de la maladie. Ces précurseurs voient en effet leur capacité de différenciation inhibée au cours de la maladie, limitant ainsi la capacité de remyélinisation par les oligodendrocytes matures. Notre projet vise à étudier le rôle d'une molécule, Elongator, dans la régulation de la différenciation des précurseurs en cellules myélinisantes. Nous soupçonnons en effet Elongator de favoriser la démyélinisation en induisant la dé-différenciation des oligodendrocytes, c'est-à-dire en conservant ces cellules dans un état immature. Nous proposons de vérifier cette hypothèse en travaillant avec des oligodendrocytes dépourvus de cette molécule, et de vérifier leur propriétés myélinisantes et prolifératives, en utilisant des approches "in vivo" et "in vitro".

  • Prof. Dr. Geert van Loo- Prof. Dr. Rudi Beyaert / VIB / UGent / Departement Moleculair Biomedisch Onderzoek - 46.800 €

Le projet : La sclérose en plaques (SEP) est l'inflammation chronique du système nerveux central la plus fréquente . Nous avons récemment mis en évidence que la protéine MALT1 (mucosa-associated lymphoid tissue)  joue un rôle crucial dans l'activation des lymphocytes T et dans le stade précoce de l'EAE, le principal modèle animal de la SEP, suggérant ainsi que le développement d'inhibiteurs spécifiques ciblant MALT1 pourrait se révéler efficace dans le traitement de la SEP. Grâce au projet subsidié, nous souhaiterions à présent valider de nouveaux composants moléculaires inhibiteurs de petite taille  MALT1 in vivo dans le modèle EAE de la sclérose en plaques.

  • Prof. Dr. An Goris - Dr. Ine Pauwels - KULeuven /Laboratorium voor neuroimmunologie - 44.000 €

Le projet : GALC, le premier facteur de risque de la SEP associé à la myéline ?
Des facteurs héréditaires jouent un rôle important dans la prédisposition à la sclérose en plaques (SEP), mais également dans les différences entre patients. Dans le cadre d'un précédent projet Charcot (2011), nous avons pu montrer quels facteurs génétiques déterminent si un individu produira de nombreux anticorps dans le cerveau, ce qui constitue une des caractéristiques majeures de la SEP. Nous approfondissons à présent cette découverte en examinant un type particulier d'anticorps. Cet anticorps n'est pas dirigé contre des bactéries ou des virus comme chez les personnes en bonne santé mais contre le propre corps de l'individu, à savoir une protéine (GALC) située dans la couche isolante protectrice (la gaine de myéline) qui entoure les fibres nerveuses. Cette couche isolante est  détruite par le système immunitaire dans la SEP. Nous examinerons le rôle possible de facteurs héréditaires dans la fabrication de ces anticorps anti-GALC et si ceux-ci créent un pont vers la cible du système immunitaire chez les patients atteints de SEP.

  • Prof. Dr. Zwi Berneman Universiteit Antwerpen /Vaccin & Infectieziekteninstituut /UZA/Dienst Hematologie
  • Dr. Nathalie Cools Universiteit Antwerpen /Vaccin & Infectieziekteninstituut/Laboratorium voor Experimentele Hematologie - 36.250 €

Le projet : Cellules dendritiques tolérogènes : Une stratégie de "silencing" pour réprimer l'auto-immunité
Les cellules dendritiques représentent une population spécialisée de globules blancs et font office en quelque sorte de bouton de mise en marche et d'arrêt du système immunitaire. Par conséquent, elles sont idéales pour réguler la réponse immunitaire. En cas de vaccination antivirale ou anti-tumorale, il est important que les cellules dendritiques activent bien le système immunitaire. Chez les patients atteints de maladies auto-immunes, comme la sclérose en plaques, le système immunitaire doit au contraire être correctement réprimé. Pour réprimer spécifiquement les réactions immunitaires indésirables dans les maladies auto-immunes, les allergies et les phénomènes de rejet suite à une transplantation, une vaccination par cellules dendritiques immunosuppressives ou tolérogènes pourrait offrir une solution possible. Grâce au soutien financier du Fonds de recherche Charcot, nous étudierons si nous pouvons modifier la fonction des cellules dendritiques en neutralisant certains processus transcriptionnels dans la cellule, de manière à ce que la réaction immunitaire dirigée contre les antigènes cérébraux dans la sclérose en plaques soit réprimée. Cela nous permettra d'évaluer précliniquement la faisabilité et l'applicabilité d'un vaccin cellulaire pour le traitement de la sclérose en plaques.

Subside remis par la Ligue Nationale Belge de la Sclérose en Plaques :

  • Prof. Dr. Jean-Paul Coutelier / U.C.L./ Institut Christian de Duve - 38.000 €/2 ans

Le projet : Protection contre l'encéphalite expérimentale auto-immune de souris par une infection avec le « lactate dehydrogenase-elevating virus ».
L'infection de souris par le « lactate dehydrogenase-elevating virus » prévient le développement d'une encéphalite expérimentale auto-immune, un modèle animal de sclérose en plaques. Le but de ce projet est d'analyser les mécanismes par lesquels le virus protège son hôte, et particulièrement la différentiation des lymphocytes T auxiliaires, l'expression de molécules inhibitrices sur ces cellules, l'induction de cellules suppressives et la modulation de la présentation d'antigène.

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Jury du Fonds Charcot 2013 :

Pour le Groupe Belge d'Etude de la SEP
- Professeur Christian Sindic (Président)
- Dr Pierrette Seeldrayers (CHU Charleroi)
- Prof Alex Michotte (VUB)
Pour la Société Belge de Neurologie
- Prof Alain Maertens de Noordthout (Secrétaire général)
- Prof Jean Schoenen (ULiège)
- Dr Vincent van Pesch (UCL)
Pour la Fondation Charcot:   Prof. Richard E. Gonsette (Président)

Novembre 2012 : bulletin 32

La Fondation Charcot fête son 25ème anniversaire

Depuis 1987, nous avons financé 35.700 journées de recherche fondamentale à travers 97 projets dans les diverses universités du pays pour un montant total de près de 3 millions d'euros.
Depuis 2004, nous avons financé deux recherches cliniques concernant des traitements pour près de 2 millions et demi d'euros.

Merci à tous ceux qui nous soutiennent depuis notre création et à tous ceux qui nous rejoignent chaque jour. Votre présence à nos côtés est un réel encouragement pour les chercheurs et un espoir pour les patients.

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Etude PIXAMS - 2008/2011

Dans le combat mené mondialement contre la sclérose en plaques, la Fondation Charcot a pris une initiative  majeure en lançant une étude clinique (PIXAMS) dont les résultats pourraient constituer une amélioration considérable des  traitements de la maladie...

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