Bulletin : Imagerie par résonance magnétique (IRM) (Novembre 99)
Cet examen radiologique sans aucun risque pour le patient prend de plus en plus d'importance pour confirmer le diagnostic de la maladie, pour mieux comprendre ses mécanismes (et notamment son évolution invisible sur le plan clinique), ainsi que pour apprécier l'effet de nouveaux traitements grâce à leur impact sur les lésions cérébrales.
Grâce à l'IRM, on sait maintenant que la SEP provoque une atrophie progressive des structures cérébrales dès le début de la maladie. Diffuse au départ, elle concerne surtout les structures de la fosse postérieure lorsque le patient présente un handicap plus important.
Pratiquée dès les premières manifestations neurologiques, l'IRM permet, dans une certaine mesure, de prévoir si le patient évoluera vers une SEP ou si les symptômes traduisent une autre affection, comme une névrite optique isolée par exemple.
L'IRM nous apprend également que chez les patients atteints de SEP, la substance blanche considérée comme normale présente des anomalies mineures mais évidentes par rapport à des personnes en bonne santé. Elles sont particulièrement fréquentes dans les formes progressives d'emblée (non accompagnées de poussées) chez qui, de façon paradoxale, les lésions cérébrales typiques sont au contraire rares, alors que le handicap est très important. Ce handicap majeur qui caractérise la plupart des formes progressives d'emblée, semble donc en rapport avec des lésions diffuses de la substance blanche, jusqu'à présent considérée comme normale.
Signalons enfin que des techniques nouvelles permettent d'effectuer cet examen de façon beaucoup plus rapide, ce qui est particulièrement intéressant chez les patients incapables de rester immobiles de façon prolongée.

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