cartes

Bulletin : Anticorps contre les interférons (Novembre 99)

L'incidence d'anticorps contre les IFNs sur leur efficacité thérapeutique reste difficile à évaluer, des opinions contradictoires ayant été publiées.

Il existe deux variétés d'anticorps : ceux qui se lient à l'IFN mais qui n'altèrent pas son activité biologique et ceux qui, en se fixant sur l'IFN neutralisent cette activité et donc possiblement son efficacité.

Il est certain que par rapport à l'IFNß1-a, l'IFNß1-b (betaferon) entraîne la synthèse d'anticorps chez les patients, aussi bien pour les anticorps liant (81% pour l'IFNß-1b contre 20% pour l'IFNß-1a) que pour les anticorps neutralisants (44% pour l'IFNß-1b contre 5% pour l'IFNß-1a). On dit donc que l'IFNß-1b est plus "immunogène" que l'IFNß-1a. Ceci provient sans doute de ce qu'il n'est pas parfaitement identique à l'IFNß naturel. A long terme on constate heureusement que ces anticorps disparaissent chez un pourcentage important de patients.

Les anticorps anti-b 1b et anti-b 1a réagissent vis-à-vis des deux IFNs (réactivité croisée). De ce fait, étant donné qu'ils sont plus fréquemment présents chez les malades traités par IFNß-1b, ceux-ci réagissent moins bien à l'IFNß-1a si l'on passe de l'un à l'autre par rapport à des patients n'ayant jamais été traités.

Enfin l'attention a été attirée sur le fait que les IFNs facilitent l'apparition d'autoanticorps dirigés contre divers tissus (thyroïde particulièrement) mais semble-t-il, sans que ceci puisse avoir d'incidence clinique pathologique.

Haut de page...