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Prof. Nathalie Cools et Dr Judith Derdelinckx

Les vésicules extracellulaires dérivées de cellules dendritiques : des médiateurs de la tolérance immune.

Bourse

59 040 €/ 2 ans
UAntwerpen
Vers un traitement de la SEP prêt à l’emploi : l’utilisation de cellules dendritiques tolérogènes (tolDC) dans le traitement de la SEP fait actuellement l’objet de recherches. Les tolDC sont capables de moduler la réponse immunitaire et (r)établir l’autotolérance. Cependant, le mécanisme de fonctionnement de ces cellules n’est pas encore parfaitement connu.

Dans le cadre de ce projet, nous étudierons le rôle des vésicules extracellulaires (VE) dans la modulation de la réponse immunitaire par l’intermédiaire des tolDC. Les VE sont des vésicules membranaires produites par la quasi-totalité des cellules et jouent un rôle dans la régulation immunitaire. En particulier, la cargaison des VE peut avoir un effet sur la réponse immunitaire.  Compte tenu de la multiplication des preuves du rôle du métabolisme cellulaire dans la fonction des cellules immunitaires ainsi que de nos données préliminaires, qui montrent une altération du métabolome et du lipidome des tolDC, nous pensons que les VE sont impliquées dans le mécanisme d'action des tolDC. Par conséquent, nous étudierons les propriétés immunosuppressives des VE dérivées des tolDC ainsi que leur capacité à induire la tolérance. Cela contribuerait à une meilleure connaissance des tolDC ainsi que de leur mécanisme d'action. Ces résultats pourraient également permettre de développer une thérapie sans cellules pour la SEP qui éviterait les inconvénients des thérapies cellulaires. La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurodégénérative complexe du système nerveux central (SNC) qui touche actuellement près de 15 000 personnes en Belgique. À ce jour, il n'existe toujours pas de traitement curatif de la SEP, mais plusieurs traitements immunomodificateurs ont été développés. L'utilisation de cellules dendritiques tolérogènes (tolDC) dans le traitement de la SEP est actuellement à l'étude. Ces tolDC sont capables de moduler la réponse immunitaire et de (r)établir l'autotolérance. Par contre, leur mécanisme de fonctionnement exact n'a pas encore été entièrement élucidé. Dans le cadre de ce projet, nous émettons l'hypothèse que les tolDC modulent la réponse auto-réactive via les vésicules extracellulaires (VE). Les VE sont des vésicules membranaires de taille nanométrique qui sont libérées par la quasi-totalité des types de cellules et dont on a constaté qu’elles sont impliquées dans la régulation immunitaire. En particulier, la cargaison transportée par ces VE est capable d’influencer la réponse immunitaire. La multiplication des preuves du rôle du métabolisme dans la différenciation et la fonction des cellules immunitaires ainsi que nos données préliminaires, qui indiquent une altération du métabolome et du lipidome des tolDC, nous anticipons que les VE qui contiennent des métabolites jouent un rôle dans le mode d'action des tolDC. De ce fait, nous souhaitons étudier les propriétés immunosuppressives des VE dérivées des tolDC ainsi que leur capacité à créer une tolérance. Cette recherche permettrait de mieux comprendre le mécanisme d'action des tolDC. Par ailleurs, les résultats pourraient conduire au développement d'une thérapie sans cellules pour la SEP qui éviterait les inconvénients associés à la thérapie cellulaire.