Aidez-nous Faites un don ou un legs

Dr. Bieke Broux et Prof. Dr. Georges Leclercq

Cellules lymphoïdes innées dans la sclérose en plaques : implications des variantes génétiques de susceptibilité

Bourse

30.000€ et 30.000€
BIOMED-UHasselt et UGent
« Nous émettons l’hypothèse que le nombre et la distribution de sous-ensembles des cellules lymphoïdes innées sont modifiés chez les patients atteints de SEP, et que ceci est associé à la présence de variantes génétiques de susceptibilité. »

L’un des premiers événements caractéristiques du développement de la sclérose en plaques (SEP) est la pénétration de cellules immunitaires du sang dans le cerveau, provoquant ainsi une inflammation et des lésions tissulaires. Chez les individus en bonne santé, les cellules immunitaires demeurent hors du cerveau grâce à la barrière hémato-encéphalique. L’altération de cette barrière est donc une étape importante mais insuffisamment définie dans la SEP. Le rôle joué par un certain type de cellules immunitaires, les cellules lymphoïdes innées (CLI), a été décrit dans le cadre d’autres maladies présentant un dysfonctionnement des barrières physiologiques, comme les maladies inflammatoires de l’intestin et de la peau. Ce projet novateur et potentiellement pertinent sur le plan thérapeutique, tentera d’expliquer le rôle que jouent les CLI dans la SEP.

Le projet scientifique

Les cellules lymphoïdes innées (CLI) sont un sous-ensemble récemment décrit de lymphocytes ayant des propriétés innées et pouvant être subdivisées en CLI cytotoxiques et en CLI « auxiliaires ». Les CLI ont été bien décrites dans les maladies où la fonction des barrières physiologiques est perturbée, comme dans les maladies inflammatoires de l’intestin et de la peau. Dans la sclérose en plaques (SEP), la barrière hémato-encéphalique qui limite normalement l’infiltration des cellules immunitaires dans le parenchyme cérébral, est devenue plus perméable. Compte tenu du dysfonctionnement de cette barrière, de l’implication des CLI dans des maladies liées aux perturbations d’autres barrières physiologiques, et des facteurs de susceptibilité génétique des patients atteints de SEP, nous émettons l’hypothèse que le nombre et la distribution des sous-populations de CLI sont altérés chez les patients atteints de SEP, et que ceci est associé à la présence de variantes génétiques liées à la SEP.