🏃♂️ 120 km pour la recherche : le défi relevé par Nicolas inspire déjà les 20 km de Bruxelles

Le défi était immense. Il l’a relevé.
Le 21 Mars, Nicolas a parcouru les 120 km de l’EcoTrail de Paris en 14:27:31, réalisant une performance exceptionnelle portée par une motivation encore plus forte : soutenir la recherche contre la sclérose en plaques.
💛 Un défi sportif… et solidaire
Au-delà de l’exploit, ce défi a permis de mobiliser autour d’une cause essentielle.
Grâce à son engagement — et au soutien de nombreuses personnes —
👉 12 jours de recherches ont été récoltés
Chaque kilomètre parcouru s’est ainsi transformé en avancée concrète, en alimentant directement le Fonds Charcot.
🔁 Une énergie qui se prolonge… jusqu’aux 20 km de Bruxelles
L’engagement de Nicolas ne s’arrête pas à cette ligne d’arrivée.
Dans quelques semaines, ce sont 95 coureur·euse·s et marcheur·euse·s qui prendront le relais lors des 20 km de Bruxelles, avec le même objectif :
👉 transformer chaque kilomètre en soutien à la recherche.
L’année passée, cette mobilisation collective a permis de financer l’équivalent d’une année de recherche.
👉 Cette année, nous voulons aller encore plus loin.
💛 Continuez à faire la différence
Vous pouvez prolonger cet élan de solidarité :
👉 Soutenez les équipes des 20 km de Bruxelles :
https://20km.sclerose.be
Interview complète
1. Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans ce défi, et pourquoi au profit de la Fondation Charcot - Vaincre la sclérose en plaques ?
Depuis tout petit, j’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont soutenu et suivi dans mes pratiques sportives : judo-jujitsu, puis basket. À chaque fois, une personne a été à l’origine de la discipline suivante, un ami ou un membre de ma famille.
J’ai fait mon premier trail il y a bientôt deux ans (le Trail des Pyramides Noires 2024). J’ai progressivement fait varier la difficulté et les distances, jusqu’à 60 km.
En septembre 2025, je décide d’arrêter le basket (plus de 20 ans de pratique) pour me consacrer pleinement au trail. J’ai voulu marquer cette transition avec, quelques mois plus tard, ce premier ultra-trail. Cet événement est pour moi chargé de symbolique. Je suis originaire du Val-d’Oise, en Île-de-France : faire ce premier ultra “à la maison” a quelque chose de particulier. Je cherchais aussi ma place dans cette nouvelle identité sportive, après tant d’années de basket.
L’an dernier, j’ai perdu mon oncle de la maladie de Charcot (SLA), une personne d’une bonne humeur, d’une joie de vivre et d’une énergie extraordinaires. Il adorait faire plein d’activités, comme du vélo ou rendre service.
Jusqu’au bout, il a fait preuve d’une force de caractère impressionnante, dont je n’aurais probablement pas été capable.
Cela a été un événement très difficile pour moi et ma famille. C’est une personne que j’admire et que j’admirerai toujours.
Qu’il s’agisse de la maladie de Charcot ou de la sclérose en plaques, ce sont des maladies qui ont un impact énorme sur les patients et leur entourage. (Pour en savoir plus sur les différences et liens entre la sclérose en plaques et la SLA)
Cet événement, et ce saut dans le vide, étaient pour moi un véritable hommage. J’ai eu l’impression de ne pas courir seul, au vu du résultat par rapport à ce qui était attendu.
2. C’était votre premier ultra-trail : comment avez-vous vécu ce défi, physiquement et mentalement ?
L’expérience est folle. C’est la première fois que j’appréhende autant un événement. J’ai l’habitude du stress d’avant-match, mais durant plus d’une semaine, c’est une autre histoire.
Un mélange d’inconnu, de syndrome de l’imposteur, l’impression d’avoir visé trop haut, ou encore de ne pas se sentir prêt. C’est un vrai combat psychologique avec soi-même.
Une fois sur place, on relâche tout : il faut y aller. Le stress laisse place à l’excitation. Durant les prochaines heures, le monde peut s’écrouler, ce n’est plus mon problème.
Physiquement, je me suis préparé. Assez ? Je n’en sais rien. Psychologiquement, suis-je prêt pour cette zone d’inconnu ? Je n’en sais rien non plus. Cette aventure, c’est aussi pour délimiter mes contours et mes limites.
3. Y a-t-il un moment marquant pendant la course que vous n’oublierez jamais ?
Mes proches m’ont suivi et assisté sur chaque point de ravitaillement. C’était un vrai plus logistique, mais aussi un soutien psychologique essentiel.
Sur la course en elle-même, il y a eu un tournant. J’avais pris un tracker individuel, mais je n’arrivais pas à le faire fonctionner pendant toute la première partie de la course. Je recevais des messages de mes amis et proches qui me suivaient à distance.
À la sortie du ravitaillement des 58 km, il y a eu un point de bascule. On démarre par une pente très raide. Je décide d’arrêter mon tracker et d’envoyer à tout le monde le lien officiel de la course pour me suivre via les checkpoints. J’avance alors plusieurs minutes avec mon téléphone.
Je me rends compte à ce moment-là que je grimpe plus vite que les personnes devant moi, et que beaucoup courent moins en continu. À partir de là, je range mon téléphone et je me focalise sur les coureurs devant moi : les rattraper lentement mais sûrement, et voir si ça tient.
Je vais courir jusqu’au bout, et remonter de la 700e place à la 256e en 14h27. Ce résultat était pour moi inespéré.
4. Vous avez dépassé votre objectif de collecte : comment avez-vous mobilisé votre entourage ?
Je n’avais pas vraiment d’objectif au départ. C’était avant tout une quête personnelle, et je ne savais pas si les gens allaient s’y intéresser ou jouer le jeu.
J’ai été très agréablement surpris par les encouragements de ma famille, de mes amis, mais aussi de leurs proches. Des personnes que je ne connais pas ont également contribué de manière significative.
Chaque contribution compte, et ce qui marque le plus, c’est l’engagement collectif autour de causes essentielles.
Je remercie également ma société, qui m’a beaucoup soutenu et sponsorisé. Marianna, notre responsable communication, a été très patiente et créative, et a fait un excellent travail. L’ensemble m’a beaucoup touché.
5. Si vous deviez résumer cette expérience en une phrase, ou adresser un message à celles et ceux qui hésitent à s’engager, que diriez-vous ?
Je dirais qu’on est à une époque d’apparences et de superficialité, où l’on voit beaucoup de personnes afficher leur réussite sur les réseaux. On se compare facilement, et cela peut être décourageant.
Là où certains voient une montagne imposante dans une course de 120 km, moi je vois un tas de petits cailloux. Ils ont été déposés petit à petit, au fil du temps, quand personne ne regardait.
On trouvera toujours meilleur que soi pour se comparer. Focalisez-vous sur vous, car je vous promets que tout le monde peut construire son propre tas de petits cailloux.
🙌 Merci Nicolas
Par son engagement, Nicolas montre que le dépassement de soi peut devenir un moteur de solidarité.
Bravo pour cet accomplissement — et merci d’avoir donné autant de sens à chaque kilomètre.